Me voilà donc, deux ans plus tard. Elle est loin, l'époque de l'enthousiasme naïf des premiers mois d'hypokhâgne. Qu'est ce que je suis devenue? Après une khâgne Ulm spécialité Anglais des plus catastrophiques, j'ai décidé de mettre mes études de côté pour un an et de me concentrer sur l'apprentissage de l'anglais en devenant jeune fille au pair au Canada, à Vancouver très précisemment. Enfin, là n'est pas le sujet, si j'écris cet article presque deux ans après le dernier, c'est pour essayer de dresser un bilan de ces deux années de ma vie. Alors ce sera assez simple : qu'est ce que j'ai aimé durant cette période (vous pourrez donc facilement imaginer ce que je n'ai pas aimé)?
> Certains professeurs, à l'image de Monsieur D., mon professeur d'anglais d'hypokhâgne, ont su être là pour me conseiller, pour me soutenir dans mes projets, sans jamais s'arrêter à des préjugés (comme d'autres ont pu le faire).
> Les rencontres. Grâce à Molière et grâce au foyer, j'ai rencontré des vrais amis, du genre de ceux avec qui on pense toujours avec des liens 10 ans plus tard.
Malheureusement je crois que c'est tout, parce que la prépa, du moins à Molière, c'était un peu ça : correspond au stéréotype de la gentille élève rongée par le stress, joue énormément sur ton apparence, bûche tes oeuvres au programme, et ferme ta gueule. Toute tentative d'échapper de ce cadre ne sera ni plus ni moins qu'une preuve flagrante d'immaturité et un reliquat de crise d'adolescence...
Vous voulez toujours présenter votre candidature au lycée Molière? Bien, pourquoi pas. Par contre, n'envisagez pas de faire plus que l'hypokhâgne là-bas. En toute honnèteté, en khâgne, le rapport pression/résultat semble bien être, de ce que j'en ai entendu, le pire de tout Paris.
Tout de même, n'hésitez pas à aller faire un tour sur mon nouveau blog (régulièrement mis à jour, lui, puisque je ne manque pas de temps) : lin